L’une des plus belles et des plus grandes tarodières de l’île est certainement celle de Te Vai Avai qui jouxte Avera, où vous pourrez admirer les hommes du village à l’œuvre par tous les temps. En effet, la culture du taro est une tâche difficile, traditionnellement réservée aux hommes. Après avoir retourné la terre, ces derniers doivent entièrement «pailler» la surface de leur parcelle à l’aide de palmes de cocotier et de feuilles de bananier. Le paillage permet alors de conserver l’humidité des sols, d’éviter la repousse des mauvaises herbes et constitue un compost naturel. Ensuite, il ne reste plus qu’à repiquer la partie haute ou les rejets dans des trous à l’aide d’un plantoir en bois dur et à attendre 8 à 15 mois pour une nouvelle récolte. Lorsque les parcelles sont trop importantes, les agriculteurs pratiquent le «pupu» : ils font appel à leurs voisins et s’échangent des heures de travail. C’est pourquoi la culture du taro est l’exemple même de la vie communautaire, elle fait partie du patrimoine de l’île, puisqu’ajoutée à la pêche et l’élevage de porc, elle permet aux Rurutu de rester en autosuffisance alimentaire.

texte / story Julie doumic

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régIme De fe’i, BaNaNeS à cUIre / bunch of fe’i, cooking bananas

caFéIer / coffee plant

PIeD D’aNaNaS / pineapple head

©Jean-philippe yuam

©Jean-philippe yuam

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destination

©philippe bacchet