A Mixed Scenario The idea of a “mixed scenario” is currently being studied. Previous research and hypotheses are being reevaluated in order to better include factors such as linguistics, botany, genetics and archeological finds, using modern methods for dating. This research suggests that the austral Islands might have become populated first by a first migration of people traveling from the lapita zone (Samoa and the cook Islands), and that this population continued the migration to the gambier archipelago and the easter islands, reaching the eastern parts of the Tuamotu and marquesas archipelagoes. It is believed that a second migration from Samoa and the northernmost cook Islands led the settlement of the Society Islands and the western parts of the Tuamotu archipelago, opening up for interaction with the austral Islands. Since the language in the marquesas archipelago differs so much from the rest of the islands, it is speculated that the marquesas became populated in yet another migration. It is certain, however, that the first settlements in the hawaiian Islands came from marquesas. as the last territory to become populated, New Zealand was the final point of this extraordinary adventure that the settlement of this region of the world represents.

The Mystery of the Lost Continent Mu Foster, the naturalist on Cook’s second expedition to the Pacific Ocean in the 18th century, believed that the Polynesian peoples were the descendants of a population that had lived on a continent that had mysteriously disappeared into the sea. He thought they had sought refuge on the summits of the mountains of this lost continent. It was claimed that a continent must have existed in the southern hemisphere as a counterbalance to the weight of the continents in the northern hemisphere, (America, Eurasia and Africa). A century later, a pioneer of archeology and pre- Colombian history, Brasseur de Bourbourg, spoke of the continent of Mu, claiming to have discovered its existence through an ancient Mayan book, the Codex tro-cortesianus. However it was the colonel James Churchward who really put this theory to the forefront when he in the 1920s published five works inspired by ancient tablets supposedly written by the Naascals, who were believed to be the descendants of this civilization that disappeared after a cataclysm 24 000 years ago. It is said that the continent,—which was located in the middle of the Pacific Ocean—was later engulfed by the sea. Churchward was not the only one to be interested in Mu : Louis-Claude Vincent was born in 1906 and was an engineer of public work, a pioneer of bioelectronics and a professor at the Ecole d’Anthropologie de Paris (the Parisian school of Anthropology) from 1955- 1960. In the 1960s Vincent published an 800-page book —published in two volumes—attempting to prove the existence of Mu. He traced the fabulous history of this brilliant civilization which was said to have spread around the world, particularly in Egypt, Greece and Sumer.

Dernière région du globe à être peuplée A l’Est des îles continentales et différentes car issues d’un volcanisme de point chaud, isolées et de petite superficie, les îles du Pacifique central et surtout du Pacifique oriental ont été en effet les dernières à être atteintes et habitées par les humains. Le mécanisme des migrations commence à être connu mais il a encore besoin d’être affiné, de nombreux métissages, génétiques, linguistiques et culturels brouillant les cartes. L’origine «Lapita» pourrait ne pas être la seule et avoir été complétée par une migration en provenance de Micronésie, au tout début de notre ère, des populations empruntant parallèlement la voie alors habitable d’atolls (Kiribati, Tuvalu) qui ne l’étaient pas auparavant. Reste à savoir quel archipel a été peuplé en premier. Les îles de la Société et particulièrement Raiatea, «la sacrée» aux Îles Sous-le-Vent, encore appelée havai’i, a longtemps fait figure de foyer de diffusion en direction des trois pointes du «triangle polynésien» : hawaï, l’Île de Pâques et la nouvelle-Zélande. Puis des fouilles archéologiques ayant mis à jour des objets datés de 150 av JC ont semblé indiquer une ancienneté plus grande du peuplement des Marquises, justifiant la prééminence d’un scénario dit «orthodoxe» jusque dans les années 1980. Ce scénario est lui-même aujourd’hui remis en cause, avec une réévaluation des datations. D’une manière générale, sauf découverte possible de traces archéologiques plus anciennes enfouies sous des sédiments, aucun site en Polynésie française ne serait plus âgé que 800 à 1000 an ap JC. un peuplement donc des plus récents à l'échelle de l'histoire de l'humanité.

Scénario mixte un scénario «mixte» est actuellement à l’étude, sur la base des recherches précédentes, réévaluées en tenant compte de paramètres linguistiques, botaniques, génétiques, archéologiques – et tenant compte de méthodes de datation modernes. un premier mouvement pourrait avoir permis le peuplement des Australes, à partir de la zone Lapita (iles Samoa et Cook), puis de l'archipel des gambier et de l’Île de Pâques, comprenant des interactions en direction de l’est des Tuamotu et des Marquises. un deuxième mouvement, depuis Samoa et les Cook du nord, aurait permis le peuplement de la Société et de l’ouest des Tuamotu, une aire d’interaction étant aussi possible avec les Australes. un lien ultérieur aurait été réalisé avec les Marquises, dont la langue est très différente. On a par contre la certitude que hawaï a été peuplée depuis les Marquises. La nouvelle- Zélande serait la dernière terre à avoir été ainsi colonisée, apportant un point final à l'extraordinaire aventure du peuplement de cette région du monde.

Mu, le mystérieux continent englouti... Au XVIIIème siècle, le naturaliste de la 2ème expédition de Cook, Foster, pense que les Polynésiens sont les descendants d’une population ayant habité un continent disparu, et réfugiée sur les sommets de ses montagnes dont les îles sont les vestiges émergés. On pense alors, en effet, qu’un continent doit équilibrer dans l’hémisphère Sud le poids des masses terrestres principalement situées au Nord (Amérique, Eurasie, Afrique). Un siècle plus tard, l’un des précurseurs de l’archéologie et de l’histoire précolombiennes, Brasseur de Bourbourg, parle d’un certain continent de Mu, dont il pense avoir découvert l'existence à travers un livre maya, le Codex tro-cortesianus. Mais c’est surtout le colonel James Churchward qui, dans les années 1920 popularisa cette idée en publiant cinq ouvrages inspirés de tablettes qui lui auraient été montrées par l’un des derniers dépositaires du savoir des Naacals, héritiers du peuple disparu du continent, suite à un cataclysme il y a… 24.000 ans. Situé au beau milieu du Pacifique, celui-ci serait aujourd’hui englouti. Né en 1906, Louis- Claude Vincent, ingénieur des travaux publics, pionnier de la bio-électronique, est également professeur à l'École d'Anthropologie de Paris (1955-1960). Il a réuni dans les années 1960 un dossier de 800 pages – publié en 2 tomes - dans lequel il tente d’apporter la preuve de l’existence de Mû et de reconstituer l’histoire fabuleuse de cette civilisation brillante qui aurait essaimé partout dans le monde, et plus particulièrement en Egypte, en Grèce et à Sumer.

texte / story claude Jacques-bourgeat

©philippe bacchet

©g.boissy

SITE ARCHéOLOGIqUE DE HATIHEU à NUKU HIVA AUx MARqUISES atiheu archaeological site in nuku hiva island, marquesas archipelago

MOAI DE L'îLE DE PâqUES, UNE ZONE DE L'AIRE POLyNéSIENNE / moai of easter island, island within the polynesian area

58 59

cUltUre