Sharing the Tradition As in previous editions, several delegations from outside the Archipelago, were invited at the initiative of each of the islands. Among the regulars, the Rapa Nui (Easter Island) delegation with its dancers covered with paints made from the soil of their fenua, or Tama Enana Tahiti composed of marquesan expatriates in the capital of French Polynesia. New Caledonia was also present as a result of a pairing of one of his townships with Nuku Hiva. Rapa Iti, the southernmost island of the Austral Archipelago, surprised as much with its costumes and body paintings, like its cousins in Rapa Nui, as with their art of self-mockery helping them not to give in to certainties within its geographical isolation, which is still very real (refusal to have an airport, for example). Finally, the delegation of Canada, composed of several Indian tribes, showed similarities that might exist between these ancient cultures. The first day of festivities was marked by the inauguration of the monument and the Lucien Teikikeuhina Kimitete fare (home), as a tribute to one of the pionners of the Marquesan cultural renewal. Similarly, the cornerstone of the Cultural Center Punah Haa Enana Teikikeuhina was laid on the site of Kouevi, one of the great tohua of Taiohae. Then the festival praised the marquesan expertise in traditional medicine, tattooing, carving (wood, bone, stone), neck and head wreaths weaving, fragrant bouquets, tapa making, etc.

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Partage de la tradition Comme lors des dernières éditions, plusieurs délégations étrangères à l’archipel, ont été invitées à l’initiative de chacune des îles. Au nombre des habituées, celle de Rapa Nui (île des Pâques) avec ses danseurs couverts de peintures à base de terre de leur fenua, ou bien Tama Enana Tahiti composée de Marquisiens expatriés sur le chef-lieu de la Polynésie française… La Nouvelle-Calédonie était également présente à la suite d’un jumelage d’une de ses communes avec celle de Nuku Hiva. Rapa Iti, l’île la plus méridionale des Australes, a étonné les autres festivaliers tant par ses costumes et peintures sur le corps, comme ses cousins de Rapa Nui, que par son art de l’autodérision contribuant ainsi à ne pas succomber à des certitudes au cœur de son isolement géographique encore bien réel (refus d’un aéroport notamment). Enfin, la délégation du Canada, composée de plusieurs tribus indiennes, a montré les points communs qui pouvaient exister entre ces cultures issues de l’art premier. La première journée de festivités fut marquée par l’inauguration de la stèle et du fare (maison) Lucien Teikikeuhina Kimitete, en hommage à l’un des fers de lance du renouveau culturel marquisien. De même, la première pierre du Centre Culturel Punaha haa enana Teikikeuhina fut posée sur le site de Koueva, l’un des grands tohua de Taiohae. La suite du festival sera l’éloge des savoir-faire marquisiens en médecine traditionnelle, tatouage, sculpture (bois, os, pierre), confection de couronnes de cou et de tête, de bouquets de senteurs, fabrication du tapa… >

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GROUPE DE "GUERRIERS" DE L'ÎLE DE HIVA OA SUR LE SITE RECONSTITUÉ DE TAIPIVAI / group oF "wArriors" From hiVA oA islANd dANCiNg iN The reBuilT siTe oF TAipiVAi

DANSEUSE DE L'ÎLE DE UA HUKA / dANCer From uA hukA islANd "ECHASSIERS" DE L'ÎLE DE UA HUKA / "sTilT meN" From uA hukA islANd

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