‘Ora Ficus prolixa ou banian Présent dans tous les archipels, le banian se caractérise par des racines aériennes spectaculaires, et peut atteindre plus de 30 m de hauteur et 9 m de diamètre en comprenant ses racines. Sa silhouette majestueuse et unique fait de lui un des arbres les plus marquant de la flore de Tahiti. Selon la mythologie tahitienne, il proviendrait de la lune où il serait la propriété de la déesse Hina, la batteuse de tapa. C’est d’ailleurs comme arbre à tapa qu’il était essentiellement connu, l’écorce de ses jeunes racines servant à composer des étoffes de couleur brun clair. Autrefois, certains ‘ōra, ou ao’a, étaient tapu, notamment aux Marquises. Les défunts et leurs objets étaient déposés dans l’entrelacs de racines qui se fermait sur eux. Un banian, qui accueillit un bar dans ses branches du temps du peintre Paul Gauguin, il y a plus de cent ans, est encore présent sur la place Tarahoi, à Papeete...

‘Ora Ficus prolixa or banyan Present in all the archipelagos, the banyan is characterized by spectacular aerial roots, and can reach over 30 meters in height and 9 meters in diameter including its roots. Its magnificent and unique silhouette make it one of the most spectacular trees in Tahiti’s flora. According to Tahitian mythology, it is said to come from the moon, where it was the possession of goddess Hina, the tapa beater. It is essentially known as a tapa tree, the bark of its young roots was used to make light brown fabric. In ancient times, some ‘ora, or ao'a, were tapu, namely in the Marquesas. The dead and their possessions were deposited in the maze of roots that enclosed them. A banyan tree, which inluded a bar in its branches in the days of painter Paul Gauguin, over a hundred years ago, is still present in Tarahoi Square, in Papeete.

Māpe Inocarpus fagifer Le māpe ou châtaignier tahitien (pour la ressemblance du goût de ses amandes avec celui de châtaigne européenne), est un arbre des plaines marécageuses ou de vallées humides. Ses contreforts, de véritables sculptures vivantes, étaient autrefois frappés pour envoyer des sons brefs et résonnants. Ses fruits, bouillis, sont souvent vendus sur les bords de route. Malheureusement, son habitat a été petit à petit détruit à Tahiti et il est désormais très rare de trouver une forêt de māpe aussi belle que celle du jardin botanique de Papeari, lieux incontournable pour les amateur de flore tropicale et situé sur l'île de Tahiti dans la commune de Teva I Uta (Côte Ouest). Essentiellement présent au niveau de cours d’eau, de dépressions marécageuses et de fonds de vallées, des forêts de māpe occupent néanmoins des surfaces importantes dans les larges vallées humides de Opunohu, à Moorea, et Faaroa à Raiatea (Îles sous-le-Vent). Cet arbre, d’origine divine selon la mythologie traditionnelle, descendrait d’êtres humains. Ses fruits viendraient des reins, sa sève du sang et les contorsions du tronc, du nez et des narines.

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Māpe Inocarpus fagifer The māpe , or Tahitian chestnut tree (its almond tastes close to that of the European chestnut), is a tree of swampy plains or wet valleys. Its “buttresses”, true living sculptures, were once beaten for sending short and resonant drumming sounds. Its boiled fruit are often sold on roadsides. Unfortunately, its habitat has gradually been destroyed in Tahiti and it is now very rare to find a māpe forest as beautiful as in the botanical garden of Papeari, a place not to miss for lovers of tropical flora, located on the island of Tahiti in the town of Teva I Uta (West Coast). Mostly present near streams, swampy areas and valley bottoms, māpe forests still occupy large areas in the wide and humid valleys of Opunohu in Moorea, and of Faaroa in Raiatea (Leeward Islands). This tree, of divine origin, according to traditional mythology, descended from humans. Its fruits came from kidneys, its sap came from blood and the contortions of its trunk, came from noses and nostrils.

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PHOTOS © PHILLIPPE BACCHET

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